ACPM, Association des centres de préformation de Marseille

Le 18 avril 1958, l’association est créée pour ouvrir un centre de préformation à Marseille consacré à l’accueil des travailleurs des anciennes colonies, et d’Algérie, afin de prendre le relais du CANA, Centre d’accueil nord-africain. Ce dernier assurait cet accueil sous la tutelle de l’ATOM (Aide au travailleurs d’Outre-mer) depuis 1950 mais il s’est orineté dès la fin des années 1950 vers la préformation des adolescents et des jeunes femmes migrantes. Soucieux du sort des jeunes nord-africain débarqués en métropole et notamment la situation des « citoyens français musulmans originaires d’Algérie», Louis BELPEER développe une chaine de trois associations (ATOM, CANA, ACPM) ayant chacune une fonction spécifique dans le parcours « d’adaptation » qu’il imagine, comme réponse au « problème nord-africain ».
La création de l’ACPM est une volonté conjointe de l’Etat – le préfet des Bouches-du-Rhône en est le président – et de l’ATOM, dont le directur est le vice-président. Sous la tutelle du ministère du Travail, le centre assure la formation minimale requise pour permettre aux adultes migrants de passer les tests d’entrée des centres de l’AFPA. Elle a pour but premier de « faciliter l’obtention d’une qualification professionnelle à des jeunes gens de nationalité étrangère, susceptibles de l’acquérir ».

Aujourd’hui l’association, qui a gardé son acronyme, se dénomme Association de formation pour le coopération et promotion professionnelle méditerranéenne. L’ACPM est actuellement présente dans vingt villes en Provence et dans le Languedoc.

Téléchargez le répertoire numérique du fonds d’archives de l’ACPM