2. Exil, partir vers l’ailleurs

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Train, gare, bateau, port, passeport, permis de séjour, carte d’identité…

Jacques Windenberger, Arrivée du ferry-boat «Le Liberté» 16.03.1988

Jacques Windenberger, Arrivée du ferry-boat «Le Liberté» 16.03.1988

L’expérience de l’immigration commence toujours par un voyage qui marque une rupture à la fois matérielle et symbolique entre un “avant” et un “après”. Le passage de la frontière est un moment décisif dans cette aventure.

NOIRIEL, Le creuset français, 1988

 

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Le gamin est parti. À pied, jusqu’à Bettola, en suivant le lit du torrent. À Bettola, il a pris un tortillard qui l’a conduit à Plaisance, puis de Plaisance le train pour Paris. Quand il est arrivé à la gare de Lyon, après quatre jours de voyage, le petit Taravella ne parlait pas un mot de français. On avait accroché à sa veste un carton avec son nom et le lieu de destination.

MILZA, Voyage en Ritalie, 1993

L’exil, un voyage

Quelques soient les raisons de l’exil, quitter son pays c’est toujours entreprendre un voyage. Voyage qui commence en esprit avec la projection d’un ailleurs possible et qui va se matérialiser sous de multiples formes en fonction du lieu d’émigration et des raisons qui poussent à quitter son pays natal. Réunir l’argent du voyage, entreprendre les diverses démarches administratives, traverser les frontières, ce moment de voyage s’étire dans le temps et est intrinsèque à l’expérience de la migration.


Colette Renard “Tais toi Marseille”

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1. Nos ancêtres, ces nomades

3. Lutter contre le racisme, devenir citoyen français